PorteurEs d’Eau

Un collectif avec un point commun : l’accompagnement

L’association …

Nous voulons mettre en commun nos recherches, faire croiser nos rêves, mutualiser des initiatives en tricotant nos complémentarités.

Comme dans le conte du Porteur d’Eau, nous découvrons que la fêlure de nos pots n’est pas une défaillance mais bien une richesse humaine.

Les valeurs et le moteur de notre dynamique sont inscrits dans notre histoire commune : liens de qualité, confiance, respect, écoute, coopération.

 

Nos modes d’interventions sont variés : accompagnements individuels, de couples, de familles ou de groupes…

Nous choisissons aujourd’hui de mettre notre terre en jachère*.

*Définition du mot jachère d’après le Larousse : « Terre non cultivée temporairement pour permettre la reconstitution de la fertilité du sol ».

Pour ne pas disperser nos forces et tenir la traversée de nos turbulences. Pour nous réinventer avec ce que nous sommes avec ce que vous êtes, vous aussi.

Pour aller de l’avant en laissant nos terres au repos sans autre intention que de vivre une pause. Oser le temps de l’attente et la recherche d’un nouveau souffle.

 Juste ça et pleinement ça !

 

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Le conte du porteur d’eau

« Un porteur d’eau possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’il transportait, appuyé derrière son cou. Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau.

À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau. Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que le porteur d’eau ne rapportait chez lui qu’un pot et demi d’eau. Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé, lui, avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour au porteur d’eau, alors qu’ils étaient près du ruisseau.
J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison.

Le porteur d’eau sourit : As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. »

Parole d’un sage.